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Femme assise face à la mer pendant les vacances, réfléchissant à son bien-être psychologique et à son équilibre intérieur.

Et si ce n'étaient pas les vacances qui posaient problème ?

July 05, 20266 min read

Et si ce n'étaient pas les vacances qui posaient problème ?

Il y a quelques semaines, une femme est venue me voir au cabinet.

Elle revenait de deux semaines en Bretagne : la mer, le grand air, les enfants, le soleil. Sur le papier, des vacances réussies.

Et pourtant.

Elle s'est assise en face de moi, a soufflé doucement, puis m'a dit quelque chose que j'entends souvent en cette période de l'année :

"Je ne comprends pas. J'attendais tellement ces vacances. Et là, je suis rentrée… et c'est comme si rien n'avait changé. Je suis déjà fatiguée."

Ce n'est pas un cas isolé.

Dans mon expérience, c'est bien plus fréquent qu'on ne le croit.

fatigue pendant les vacances

Ce que les vacances peuvent — et ne peuvent pas — faire

Les vacances font du bien. Je ne le nierai jamais.

Elles offrent une rupture de rythme, une permission de ralentir, un espace pour respirer autrement. Le corps se relâche. Les obligations s'allègent. Et parfois, quelques jours suffisent pour retrouver un peu de légèreté.

Mais les vacances ne font pas tout.

Elles ne dissolvent pas ce qui s'est installé depuis des mois. Elles ne répondent pas aux questions que l'on reporte depuis trop longtemps. Elles n'apaisent pas les tensions intérieures qui, elles, ne prennent pas de congés.

Et c'est là que beaucoup de personnes se retrouvent déstabilisées.

Parce qu'elles ont attendu l'été comme une promesse.

Et quand la promesse ne se réalise pas — quand on rentre aussi épuisé que l'on est parti, quand la dispute éclate dès le deuxième jour pour une histoire d'organisation, quand on consulte ses mails "juste pour voir" malgré la résolution de ne pas le faire — quelque chose se fissure.

Une désillusion mêlée de culpabilité.

Presque un aveu d'échec :

"Je n'arrive même pas à profiter."

stress

On n'abandonne pas son monde intérieur sur le quai de la gare

Où que l'on aille, on emporte avec soi son monde intérieur.

Ses pensées qui tournent à six heures du matin même sans réveil.

Ses peurs qui veillent sous la surface.

Ses blessures qui attendent, silencieuses.

Ses façons automatiques de réagir, de contrôler, de s'adapter — ou au contraire d'exploser quand la pression retombe enfin et que le corps ne sait plus comment tenir sans adrénaline.

Tout cela ne reste pas à la maison.

Cela voyage avec nous.

Discrètement.

Sans faire de bruit.

Ce n'est pas une faiblesse.

Ce n'est pas un manque de volonté.

C'est simplement le fonctionnement du psychisme — et de tout ce qui opère, souvent depuis longtemps, en dessous du niveau conscient.

Le paradoxe du silence

le stress ne vous quitte pas

Pendant l'année, le rythme du quotidien joue un rôle que l'on ne soupçonne pas toujours.

Il occupe.

Il remplit.

Il maintient à distance ce que l'on n'a pas le temps — ou parfois pas encore la possibilité — de regarder en face.

Quand tout s'arrête, le silence prend de la place.

Et dans ce silence, ce qui était tenu à distance peut remonter.

Une tristesse sans nom au petit matin alors que tout est calme autour.

Un vide étrange le soir après une belle journée à la plage.

Une irritabilité qui surprend — envers les enfants, le conjoint ou soi-même — sans que l'on comprenne vraiment d'où elle vient.

Une incapacité à se poser, à lire, à ne rien faire, comme si le corps avait oublié ce que "se reposer" voulait dire.

Ce n'est pas un échec.

Ce n'est pas le signe que vous ne savez pas profiter.

C'est souvent le signe qu'une partie de vous attendait enfin un espace pour s'exprimer.

mal-être en vacance
Le mal-être n'est pas votre ennemi

Nous avons appris à vouloir faire taire rapidement ce qui dérange.

Le stress.

L'angoisse.

La tristesse diffuse.

Le vide.

L'inconfort sans raison apparente.

Comme si ces émotions n'avaient pas leur place.

Comme si elles venaient gâcher ce qui devrait être agréable.

Dans mon travail, j'ai appris à les regarder autrement.

Le mal-être n'est pas l'ennemi.

C'est un messager.

Un signal que le corps et le psychisme envoient pour dire :

"Ici, quelque chose a besoin d'attention. Ici, quelque chose ne peut plus continuer ainsi."

Comme le voyant d'un tableau de bord, il ne crée pas le problème.

Il révèle simplement qu'il existe.

Et c'est précisément à cet endroit-là que commence souvent le véritable changement.

La vraie question de l'été

Peut-être que la question n'est pas seulement :

"Où est-ce que je pars cet été ?"

Peut-être que la question qui mérite d'être posée — doucement, sans jugement — est celle-ci :

"Comment est-ce que je vais, à l'intérieur de moi ?"

Une personne qui a retrouvé un certain équilibre intérieur peut trouver de la douceur dans un moment simple.

Une marche.

Un repas partagé.

Un instant de silence.

Elle n'a pas besoin que tout soit parfait pour se sentir bien.

À l'inverse, une personne épuisée psychologiquement peut se retrouver dans un lieu magnifique et ne pas réussir à y être vraiment.

Parce que le paysage peut changer.

Mais les tensions intérieures, elles, restent intactes.

repos mental

Ne plus attendre les vacances pour respirer

L'objectif n'est pas d'arrêter de partir.

L'objectif, c'est de ne plus en avoir besoin pour tenir.

De ne plus attendre l'été pour souffler.

De ne plus attendre l'arrêt complet pour enfin s'entendre soi-même.

Prendre soin de sa santé psychologique, ce n'est pas attendre d'être à bout.

C'est apprendre à reconnaître les signaux plus tôt.

À comprendre ce qui se rejoue, souvent en écho à des fonctionnements construits bien avant, dans d'autres contextes et à d'autres périodes de notre vie.

À explorer ce qui se cache derrière la fatigue chronique, le besoin de tout contrôler, la difficulté à réellement se détendre ou cette sensation persistante que quelque chose coince sans réussir à mettre le doigt dessus.

Ce travail ne se fait pas en surface.

Il demande du temps.

Il demande parfois de comprendre ce qui se rejoue depuis des années derrière cette fatigue, ce besoin de tout contrôler ou cette difficulté à réellement se détendre.

Et surtout, il demande un espace où l'on peut enfin déposer ce que l'on porte depuis si longtemps.

C'est précisément ce type d'accompagnement que je propose dans mon cabinet.

Et si cet été devenait un point de départ ?

Si les vacances ne suffisent pas à vous soulager durablement, c'est peut-être qu'il est temps d'aller voir ce qui, en vous, a besoin d'être entendu autrement.

Ce que vous ressentez n'est pas à combattre.

C'est à comprendre, à traverser et à transformer.

Parfois, derrière une fatigue persistante, une irritabilité inhabituelle ou un sentiment de vide difficile à expliquer, se cache une invitation à prendre davantage soin de soi.

Et si cet été devenait non pas une parenthèse, mais le début de quelque chose de nouveau ?

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'accompagnement que je propose, je vous invite à me contacter.

Un premier échange suffit souvent pour savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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Je vous reçois au cabinet ou en visio

Au plaisir de vous rencontrer

Nathalie

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Nathalie Bouriaux

Hypnothérapeute Installée à Brignoles

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